Ghost

Je lis….

Jason Reynolds
Traduction d’Aude Sécheret
Milan
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Pour lecteurs voyageurs





Une couverture qui donne envie de courir, un texte court, je me suis lancée et je ne regrette pas !





Une série sur les difficultés de la vie et le sport
Série en 4 volumes – Série en cours
Tomes indépendants

Courir pour rester en vie

Cela fait trois ans que le quotidien de Castle a volé en éclat. Trois ans qu’un soir où l’alcool rendait son père plus violent que jamais, sa mère l’a réveillé dans la nuit pour fuir. Trois ans qu’il a quitté son lit au milieu de la nuit pour courir. Trois ans qu’il a couru sous les tirs de son père.
Depuis il ne l’a jamais revu, l’homme est en prison. Mais Castle sait maintenant que ses jambes courent très vite. D’un autre côté, ça ne l’intéresse pas trop, de courir vite, vu que son sport à lui, c’est le basket. Enfin… Il n’y a jamais trop joué, les grands qui monopolisent le terrain le choisissent rarement dans leur équipe. Mais il l’a décidé, son truc, c’est le basket et il va devenir un grand joueur.

Courir pour le défi

L’autre passion dans la vie de Castle, ce sont les graines de tournesols, qu’il achète par poignées avant de s’installer pour les manger méthodiquement. Un jour qu’il en a marre de les manger à l’arrêt de bus, il se met en marche et en passant devant le terrain d’athlétisme voit un groupe de jeunes de son âge avec un coach qui leur apprend à courir. C’est une idée bizarre, lui il sait courir, il n’a pas besoin d’un coach. Alors il s’assoit dans un coin et regarde le manège qui se joue devant lui. Et il y a ce jeune, avec de beaux habits neufs, de magnifiques baskets, qui pense courir comme personne, que sa mère encourage dans les gradins. De toute façon, lui sa mère travaille. Et puis même, venir regarder quelqu’un qui apprend à courir… C’est d’un ridicule ! Alors, pour se prouver à lui même qu’il court plus vite, il pose tranquillement ses graines, il descend se mettre à côté de l’autre, il remonte son bas de pantalon et se positionne sur la ligne de départ. Sourd aux semonces du coach qui lui explique avec de moins en moins de patience que sa place n’est pas là, que c’est un cours privé, il exige le départ d’une course à deux. Le coach consent à une course, à la condition qu’il dégage ensuite. D’un signe de tête, l’accord est scellé, le départ lancé. Et l’arrivée est presque ex æquo…

Courir pour vivre

Tandis que Castle retourne récupérer son sac pour partir, le coach le rattrape. Et découvre que le garçon n’a aucun entraînement, qu’il ne court pour aucun club rival. Il lui propose de suivre ses cours mais Castle refuse, son truc à lui, c’est toujours le basket. Le coach insiste, lui démontre que savoir sprinter c’est utile au basket, rencontre sa mère, demande l’autorisation… Et sous réserve que Castle reste sage au collège, c’est entendu, il peut prendre des cours.
Pour ce gamin des quartiers pauvres, qui a grandi seul, c’est l’occasion de nouvelles expériences totalement inédites. Mais on ne se change pas, et ce n’est pas si simple de sortir de la solitude de sa vie…
Un très beau roman de vie, récit de formation à travers l’effort, à travers l’aide et l’attention d’un tiers. Un petit roman, plutôt simple mais puissant, riche. Une très belle lecture, qui donne envie de chausser ses baskets pour partir courir un tour.

« Le problème, c’est que s’il y a bien une personne à laquelle tu vas pas pouvoir échapper, c’est toi. »

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